Griffintown et Bernard Landry dans ses mots

L’immigration, la religion et le projet indépendantiste
La situation des immigrés est différente de celle des anglophones et des aborigènes. Je suis parfois obligé de le rappeler et je le fais en mon âme et conscience à l’encontre des demandes de certains groupes qui protestent contre le fait qu’il n’y ait de statut que pour les anglophones et les aborigènes. Lorsqu’on change de pays, ce n’est pas pour transporter dans un nouveau pays le pays d’où on vient. Cela dit, l’immigration est un enrichissement pour le Québec. C’est une ventilation perpétuelle et très positive que des gens viennent de la terre entière vivre à Montréal ; que plusieurs Montréalais soient polyglottes, c’est également extraordinaire.

Mais il faut comprendre que nous ne construirons jamais un pays équilibré et dépourvu d’amertume si ce pays ne parvient pas à intégrer ses immigrants. Nous voulons construire ici une société de droit, une société égalitaire qui tient compte de deux exceptions historiques : les anglophones et les aborigènes. Mais pour tout ce qui concerne le reste, nous avons tous et toutes les mêmes droits. Ce qui inclut, sur le plan individuel, le droit de pratiquer toutes les langues qu’on voudra et toutes les religions : c’est la Charte des droits qui s’applique alors.
Mais de droits collectifs autrement que pour les anglophones et les aborigènes, il ne doit pas y en avoir. […] Voulons-nous vraiment une juxtaposition de ghettos ou une société civile et égalitaire ? Poser la question, c’est y répondre.

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